Clémence Verniau : une comédienne au destin international

Comédienne française quadrilingue, le destin international de Clémence se manifeste dès l’aube de sa jeunesse. Découvrons ensemble le portrait de cette jeune femme lumineuse.

Une enfance rythmée par les voyages

Agée d’une trentaine d’année, Clémence Verniau est fille d’un diplomate et d’une professeure de Chinois. Elle est née à ¨Paris mais a vécu la plus grande partie de son existence à l’étranger. Elle quitte la France pour Rome alors qu’elle n’a que 6 mois et y reste jusqu’à l’âge de 7 ans. Puis direction la Chine, pendant deux ans, au moment des évènements de Tian’anmen. Elle est scolarisée dans une école chinoise, apprend couramment la langue tout en poursuivant des cours de français et de maths par correspondance. Son père est à nouveau muté, cette fois-ci en Indonésie, où elle reste de 11 ans à 15 ans. Une nouvelle occasion pour elle d’apprendre la langue du pays. Ces 4 années passées à Djakarta lui permettront de découvrir le pays avant le krach boursier de 1997. Direction ensuite Wellington en Nouvelle-Zélande, pendant deux ans, où elle apprend l’anglais qu’elle parle maintenant impeccablement. A 17 ans, elle revient en France et y passe son Bac, mais comme elle ne se reconnaît pas dans ce pays, elle décide de repartir en Chine.

Les débuts de son métier de comédienne

Clémence passe et réussit le concours d’entrée de l’Institut du Cinéma de Pékin pour être réalisatrice de documentaires. Ses professeurs lui conseillent d’opter pour la section Comédie, ce qu’elle fait. Un mois après, un metteur en scène chinois qui cherchait une comédienne étrangère parlant chinois la choisie pour sa pièce de théâtre. Clémence est surprise car elle n’avait pas encore de notions de comédie, et l’accord est passé. Nous sommes en janvier 2000, c’est la première fois qu’une étrangère joue dans une pièce de théâtre chinoise ce qui lui permet de bénéficier d’un professeur de diction. La pièce se joue à Pékin et tous les médias du pays se sont déplacés pour assister à l’événement. De l’avis même des chinois, elle a un accent parfait et cette notoriété lui rapporte de nombreux contrats.

La multiplication de ses centres d’intérêts

A l’été 2000, la jeune femme rejoint son père au Timor-Est où il travaille pour aider le pays à se reconstruire. Elle décide de faire un documentaire sur le pays qui vient de prendre son indépendance. Dans son film de 50 minutes « Le Timor-Oriental, pays de Foi », elle recueille les interviews de Taur Matan Ruak, un chef militaire rebelle, devenu Président de la République de 2012 à 2017. Elle interviewe également Carlos Belo, un évêque catholique qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1996. De retour en Chine, l’ONU lui propose une mission d’interprète pour accueillir des Timorais, mission qu’elle accepte. Pour cette fonction, il fallait une personne qui soit capable de parler chinois, indonésien et anglais sans être de l’une de ces trois nationalités, ce qui est le cas de Clémence. Une fois sa mission terminée, Clémence retourne vivre en Chine où elle alterne les sketches et les interviews sur les plateaux de télévisions. Sa popularité à 20 ans seulement la dérange, elle décide de revenir en France. Elle s’installe à Paris, rentre au cours Florent et travaille comme assistante à RTL sur l’émission « les auditeurs ont la parole ». Les propositions s’enchaînent, elle poursuit à France Inter sur l’émission de l’été « le 7 – 9 » où elle s’occupe de tout ce qui a trait au culturel et à la politique.

La poursuite de ses objectifs

François Florent lui propose de 2008 à 2010 d’être professeure dans son école pour les élèves chinois. Proposition qu’elle accepte. Après cette période, elle travaille à nouveau comme comédienne en faisant du doublage. Pour s’évader, elle écrit un long métrage inspiré de son histoire personnelle qu’elle aimerait faire réaliser et jouer dedans. Cet été, elle a eu un petit rôle dans une série chinoise qui s’est tournée en France. Par hasard, lors du dernier Festival de Cannes, elle rencontre des Iraniens séduits par son multilinguisme. Résultat : dans quelques semaines Clémence part en Arménie tourner dans un film « Encounter » (la rencontre) où elle aura son premier rôle principal. Le réalisateur, Ali – Noori Oskouie l’a choisie pour cette production Iranienne et Coréenne (du Sud) car Clémence parle parfaitement l’anglais et jouera le rôle d’une arménienne qui vit aux Etats Unis dans le film.

L’étranger à déterminé la vie et la carrière de Clémence Verniau. Elle vit pourtant à Paris depuis 15 ans mais continue d’être sollicitée par d’autres pays pour exercer avec talent son métier de comédienne. Pas de doute, elle possède de réelles dispositions pour briller à l’international.

Anne Connin

Journaliste

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